La
Fédération
nationale
des
Anciens
Combattants
résidant
hors de
France
(FACS) a
annoncé,
le 14
juillet,
le décès
de son
président,
le
commandant
Henry-Jean Loustau,
à l’âge
de 87
ans.
Né le 4
juillet
1923 à
Ville d’Avray,
dans les
Hauts-de-Seine,
Henry-Jean
Loustau,
alors
étudiant
à
Toulouse,
s’engage,
après
l’invasion
de la «
zone
libre »
par les
troupes
allemandes
en
novembre
1942
au
sein de
l’Organisation
de
Résistance
de
l’Armée
(ORA),
créée
par le
général
Frère.
Plus
tard, le
Bureau
central
de
renseignements
et d’actoon
(BCRA),
le
service
de
renseignement
de la
France
Libre,
lui
donne
pour
mission
d’organiser
les
maquis
de
l’Armée
secrète
(AS) et
les
parachutages
d’armes.
De 1943
à 1944,
il
prendra
la tête
de l’un
d’entre
eux dans
la
région
5, qui
couvre
le
Limousin,
la
Dordogne
et une
partie
du
Centre.
En
octobre
1944,
Henry-Jean
Loustau
est
promu officier de réserve. Il prend
part aux
combats
de la
poche de
Royan et
ceux du
front de
l’Est en
1945.
Après la
guerre,
il
devient
sous-lieutenant
de l’armée
d’active
puis il
est
affecté
en
Indochine
le 28
décembre
1945. Il
y gagne
ses
galons
de
capitaine
cinq ans
plus
tard.
L’officier
sera par
la suite
affecté
en
Algérie
où il
commandera
un
bataillon
en 1956,
puis de
1959 à
1961.
Entre
temps,
promu
commandant,
Henry-Jean Loustau
a occupé
les
fonctions
de chef
de
cabinet
du
Haut-Commissaire
de
Nouvelle-Calédonie
et
dépendances.
A
l’issue
des
évènements
en
Algérie,
le
commandant
Loustau,
qui n’a
pas
accepté
l’évolution
voulue
par le
gouvernement
français
de
l’époque,
quitte
l’armée
et
choisit
l’exil
volontaire.
Ainsi,
de 1962
à 1968,
il est
expatrié
au
Brésil,
où il
travaille
en
qualité
de cadre
supérieur
pour
Saint-Gobain.
Revenu
en
France
en 1981,
après
avoir
passé le
reste de
sa vie
professionnelle
en
Espagne
et au
Portugal,
le
commandant Loustau
a
occupeé
la
présidence
de
l’Union
nationale
des
parachutistes
(UNP) de
1986 à
1990.
Grand
Officier
de la
Légion
d’Honneur
et
Grand-Croix
de
l’Ordre
national
du
Mérite,
le
commandant
Loustau,
blessé à
quatre
reprises
au
combat,
était
titulaire
de la
Croix de
guerre
1939-1945
avec 5
citations,
de la
Croix
de
guerre
des
Théâtre
des
opérations
extérieures
(TOE),
avec 10
citations,
de la
Croix de
la
Valeur
militaire
avec 2
citations
ainsi
que de
nombreux
autres
décorations
étrangères.
Par
ailleurs,
le
commandant
Loustau
a écrit
quatre
livres
au sujet
de ses
expériences
militaires
: « Derniers
combats
d’Indochine
», «
Guerre
en
Kabylie
», « Les
deux
bataillons
» et «
Flashs
de
guerre
».
"Le
monde
combattant
perd
l'un de
ses plus
grands
serviteurs"
a
affirmé
M.
Hubert
Falco,
Secrétaire
d'Etat à
la
Défense
et aux
Anciens
Combattants
dans un
message
personnel
du 15
juillet
2010,
veille
de ses
funérailles.
Que tous
ceux qui
l'ont
connu et
aimé en
gardent
à jamais
le
souvenir
et
suivent
la voie
qu'il
nous a
tracée.
Les
témoignages
de
sympathie
et
d'admiration
venant
du monde
entier
n'ont
cessé
d'affluer
à la
FACS.
Addendum
:
Les
obsèques
du
commandant
Loustau
ont eu
lieu le
16
juillet
2010, à
15.30, à
l’église
de
Rouffignac-Saint-Cernin
de
Reilhac
(24).
L’Union
des
Français
de
l’Etranger
avait
prévu
une
messe
aux
Invalides
en sa
mémoire
en
septembre
2010.